Fin du confinement | Et si on prenait de bonnes résolutions ?

Fin du confinement | Et si on prenait de bonnes résolutions ?

Nous savons à présent que la date prévue pour la fin du confinement est fixée au 11 mai 2020, sous réserve que le nombre de malades hospitalisés continue à régresser. C’est donc pour tous un repère temporel qui permet de se projeter dans un retour à une vie quasi normale. Le bouleversement dans nos habitudes et l’obligation de réorganiser nos journées va bientôt prendre fin, même si nous ne pourrons pas revivre tout de suite comme avant. Il serait intéressant de profiter de ces dernières semaines de confinement pour faire un bilan et, à la faveur de ces enseignements, prendre certaines bonnes résolutions pour notre avenir.

1re bonne résolution : le maintien naturel de mesures élémentaires d’hygiène

Se laver les mainsEn France, chaque année, environ 2 à 6 millions de personnes sont touchées par l’épidémie de grippe saisonnière qui tue environ 10 000 personnes. Se faire vacciner est une bonne chose. Mais pourquoi faut-il qu’on nous rappelle chaque année la nécessité de respecter des mesures élémentaires d’hygiène ? Avec l’arrivée d’un virus émergent, pour lequel aucun vaccin n’est encore disponible, il est temps de respecter, de nous-mêmes,  des règles de protection basiques. Il serait bon de les garder ancrées dans nos mémoires, afin de faire mentir tous ceux qui ont dit que les Français ont la mémoire courte. Et si on décidait enfin de se discipliner et d’adopter les bons réflexes même en l’absence d’une menace telle que le Covid-19 ? On pourrait alors dire que l’épidémie nous aura fait progresser.

2e bonne résolution : participer à la fin des incivilités dans les hôpitaux

Faire preuve d'impatienceSi les applaudissements tous les soirs à 20 heures sont un fort encouragement envers les soignants, il sera intéressant de voir si le nombre des incivilités diminuera considérablement, une fois la pandémie enrayée.

S’appuyant sur des données de 2017, le rapport 2018 fait par l’observatoire national des violences en milieu de santé met en évidence 8 844 atteintes aux personnes et 1 636 atteintes aux biens.

La crise que nous traversons aura été salutaire si nous n’oublions pas un peu trop vite le dévouement de l’ensemble du personnel médical. Démarquons-nous et faisons oublier ce que Benjamin Constant de Rebecque disait, il y a près de 200 ans :

« La reconnaissance a la mémoire courte »

Et si l’on décidait de montrer un peu plus de compréhension, sans pester à la moindre attente jugée trop longue au service des urgences. Il y a bien des situations où attendre quelques minutes supplémentaires ne met pas forcément notre vie en danger.

3e bonne résolution : lutter contre le manque de respect envers le personnel enseignant

Considération

Les parents sont actuellement confrontés à une nouvelle mission, l’école à la maison. Il n’est pas question de surveiller simplement les devoirs, mais de faire en sorte que le confinement ne soit pas synonyme de retard scolaire. Ils découvrent ainsi toute la difficulté que rencontrent les enseignants lorsqu’ils doivent faire face à des classes parfois surchargées avec des élèves de niveaux très différents.

 

Or, ces dernières années, une nette recrudescence des actes de violence a été constatée. Ainsi selon le baromètre 2019 de l’ASL (Autonome de Solidarité Laïque), les dossiers ouverts dans le cadre de la protection juridique professionnelle ont grimpé de 7 %. La plupart des dossiers qui ont été ouverts font état d’agressions verbales ou de diffamation.

Et si les parents retrouvaient la considération d’antan envers ceux qui luttent quotidiennement pour éviter que certains élèves décrochent ? Et si l’on admettait enfin que l’éducation n’est pas l’instruction et qu’elle doit se faire en premier à la maison et non pas à l’école.

4e bonne résolution : un accompagnement plus humain de nos aînés

Les anciens et les jeunesLe Covid-19 fait des ravages dans les EPHAD. Tout le monde est bouleversé devant cette situation tragique. Mais que va-t-il se passer dans quelques mois, lorsque l’épidémie sera derrière nous ? Serons-nous toujours aussi intéressés par la problématique des personnes âgées ?

Et si l’on décidait de se montrer plus solidaires entre générations, en toutes circonstances ?

 

Impact positif de ces quatre résolutions sur le stress

Respecter une hygiène de base nous permettra d’être plus responsables de notre santé, donc de diminuer notre stress face à la maladie. Agir sur un événement, même si c’est à un petit niveau, est un bon modèle de coping.

Diminuer notre impatience, faire preuve de tolérance, faire preuve d’empathie sont de bons moyens de baisser notre taux d’adrénaline et d’augmenter notre résistance au stress lors d’une attente à l’hôpital.

Apprendre le respect à nos enfants, c’est leur donner les moyens de s’intégrer plus facilement dans la société, donc de diminuer notre stress quant à leur avenir.

Prendre du temps pour nos aînés, savoir les écouter et tirer le meilleur parti de ce qu’ils peuvent nous apprendre, voilà encore une jolie manière de lutter contre le stress. Dans bien des domaines, certains stratèges l’ont déjà fait en faisant appel à des retraités pour contribuer à l’encadrement et à la formation. La plupart du temps, nos aînés ont rencontré les mêmes difficultés que celles auxquelles nous devons faire face aujourd’hui. Leur expérience et leurs conseils participent largement à nous faire progresser et diminuent notre stress face à l’inconnu.

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