Gérer son stress en huit semaines

Gérer son stress en huit semaines

Huit semaines nous séparent de la rentrée.  Les grandes vacances viennent à peine de commencer et bon nombre d’entre vous sont sur le point de partir en congé en laissant leurs problèmes de côté pendant cette période  !

J’aborde ce thème parce que je me suis lancé le défi de vous aider à profiter de ces huit semaines pour vous préparer à une rentrée sereine. Mon objectif est de vous donner des pistes de réflexion, des astuces, quelques conseils et surtout… l’envie de devenir maître de votre vie.

Quelle que soit votre situation, quel que soit votre âge, la maîtrise du stress est un atout considérable pour réussir ce que vous voulez entreprendre.

À partir de jeudi, je ferai paraître deux articles par semaine pour partager avec vous ma propre expérience et les enseignements que j’en ai tirés. Je mettrai tout en œuvre pour vous donner des moyens simples, mais très efficaces pour profiter pleinement de vos congés et arriver aux premiers jours de septembre en ayant pris de bonnes habitudes.

Aujourd’hui, nous allons commencer par définir ce qu’est le stress et nous pencher sur la différence fondamentale qui existe entre le stress positif et le stress négatif.

Qu’est-ce que le stress ?

 

C’est une dépense énergétique qui est indispensable au fonctionnement de notre organisme. C’est une réaction en réponse à un événement qui nous agresse physiquement, psychiquement ou émotionnellement. Cette réaction permet à notre corps de retrouver un équilibre intérieur. Ce concept fut décrit par Claude Bernard, médecin et physiologiste du 19e siècle, en ces termes :

Tous les mécanismes vitaux, quelques variés qu’ils soient, n’ont toujours qu’un but, celui de maintenir l’unité des conditions de la vie dans le milieu intérieur.

Ce concept, c’est  « le principe d’homéostasie », nom attribué par Walter Bradford CANNON.

Equilibre entre système sympathique et parasympathique

Que se passe-t-il dans notre corps face à un événement qui nous agresse ?

le stress nous met en alerteEn premier lieu, c’est notre système sympathique qui prépare notre corps pour qu’il puisse réagir. Nos glandes surrénales se mettent à produire du cortisol, de l’adrénaline et de la noradrénaline, ce qui entraîne des réactions en chaîne. Notre pression artérielle monte, notre rythme cardiaque s’accélère, notre capacité respiratoire s’amplifie, notre circulation sanguine irrigue en priorité nos muscles. Nous sommes fin prêts à combattre ou à fuir, tout comme le faisaient déjà nos très lointains ancêtres. Nous sommes génétiquement programmés pour affronter le danger. Lorsque le risque est passé, c’est notre système parasympathique qui reprend le contrôle et joue le rôle de relaxant. Il va donc ralentir l’ensemble des fonctions qui ont été mises en alerte par le système sympathique. Notre rythme cardiaque et notre respiration s’apaisent, tandis que notre tension artérielle baisse.

Stress positif versus stress négatif

Le stress positif est un stress que l’on pourrait qualifier de naturel. Nous verrons dans les articles suivants qu’il peut être un stimulant si nous savons bien le maîtriser et l’exploiter. Il est à la base de toutes nos performances qu’elles soient intellectuelles ou physiques. Il est un puissant facteur de concentration, ce qui augmente nos capacités d’apprentissage. Il ne faut pas oublier qu’il est aussi une source de plaisir. À l’opposé de ce stress positif, on trouve le stress négatif qui n’est plus une réponse à une situation perturbante, mais qui devient un état chronique. Contrairement au stress aigu qui est une réaction saine d’adaptation, le stress négatif fait son apparition lorsqu’il n’y a pas retour à l’équilibre une fois la situation de danger passée. Si le principe de l’homéostasie dont nous parlions plus haut n’est pas respecté, des traces vont perdurer dans votre organisme et des symptômes de mal-être vont apparaître. En somme, le stress positif est un état normal avec un début et une fin, le stress négatif est une pathologie.

Si vous ne réussissez pas à maîtriser les situations stressantes de votre vie professionnelle et personnelle, votre organisme va rester en permanence en éveil. On assiste alors à une dérégulation des systèmes de stress. Sur le plan physique, on constate que la production d’adrénaline est remplacée petit à petit par le cortisol. Cette hormone présente la caractéristique de dégrader les protéines qui sont dans nos muscles pour produire de l’énergie. Les conséquences sont une augmentation du taux du sucre dans le sang, ainsi qu’une hausse du taux des triglycérides et du cholestérol. Elle joue également un rôle sur notre système immunitaire en diminuant notablement son efficacité. Enfin, le cortisol augmente les états d’anxiété et donc de dépression.

 

 

Mais alors que faire ?

La première chose à faire est de prendre en considération le fait que notre corps n’est pas adapté au stress chronique. Si nous n’y prenons pas garde, il finit pas entamer nos capacités de mémoire et d’apprentissage et nous conduit lentement mais sûrement à une phase dite d’épuisement.

Le stress chroniqueNotre société post-moderne est une grande pourvoyeuse de situations stressantes souvent plus difficiles à maîtriser que celles qu’ont vécu nos parents et nos arrière-grands-parents. Nous sommes confrontés en permanence à des choix, ce qui nous maintient en alerte la plupart du temps.

 

Nous verrons que la première des habitudes à prendre est de savoir adapter nos réactions aux situations stressantes que nous rencontrons. C’est la base de la gestion du stress. Pour cela nous devons apprendre à objectiver l’événement à l’origine de notre stress.

 

C’est ce point précis que j’aborderai dans mon prochain article.

Si la lecture de ces premières lignes a déjà amené des questions, n’hésitez pas à me les poser dans vos commentaires, je serai ravie d’y répondre.

À très bientôt !

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